La fabrication d'un ballon solaire
C'est Internet qui m'a fait découvrir cette pratique. A partir d'un moteur de recherche, une requête effectuée par mot-clé sur le terme "ballon solaire" nous donne accès à une mine de renseignements.
Dans ce domaine, il faut distinguer les ballons atmosphériques (échelle1 ou réduite) type montgolfière fonctionnant à l'hélium ou à l'air chaud et le ballon solaire. Recherchons d'abord des informations sur la technique. Pourquoi ça vole, comment ça vole... afin de nous familiariser avec la technique.
Si vous êtes tenté par la fabrication, il ne sert à rien de réinventer "l'eau chaude". De nombreux sites proposent une méthode de fabrication, visitez-les et tirez-en l'essentiel. Je vous propose d'aller consulter mon annuaire à l'adresse suivante :http://ballons-solaires.mylinea.com/
La découpe des gabarits
La première étape de la construction d'un ballon solaire consiste à fabriquer un gabarit de découpe pour les fuseaux qui, assemblés, puis soudés, constitueront la sphère.
Du rouleau à tapisserie de récupération ou en solde fera très bien l'affaire. A l'aide des indications récupérées ici et là sur le Net (tableur Excel, coordonnées en x et y ) le gabarit est tracé, puis découpé.
La deuxième étape consiste à découper les fuseaux suivant le gabarit.
Les fuseaux de la sphère sont réalisés dans des sacs plastiques poubelle "bas de gamme" afin d'avoir une enveloppe finale peu épaisse et donc assez légère.
Pour cela, et en première approche, les sacs sont découpés au cutter pour réaliser des parallélépipèdes rectangles. Ils sont ensuite empilés puis découpés en les maintenant en pression avec une règle, gabarit au dessus.Une bordure de 2 cm est laissée de chaque côté du gabarit de manière à pouvoir ajuster en largeur la soudure des fuseaux. Le ballon doit être le plus rond possible à l'arrivée, au pire patatoïde.
La présentation des fuseaux et le soudage
Les fuseaux sont soudés deux par deux à l'aide d'un soude-sacs. C'est un petit appareil vendu 20 € sur le marché(2006). Cet appareil, très simple de manipulation, fonctionne avec 2 piles AA LR6. L'appareil se met en marche lorsqu'on exerce une légère pression avec le pouce.
Il faut appuyer doucement et régulièrement. La vitesse se règle suivant l'épaisseur du plastique (vite sur les plastiques fins, doucement sur les plastiques plus épais et l'aluminium). Quelques précautions sont à prendre comme de ne pas toucher la résistance avec les doigts.
Pour obtenir des soudures nettes et solides, il faut utiliser toujours l'appareil dans l'axe des doigts, en ligne droite. La soudure s'effectue alors en tenant les deux parties à souder et en effectuant un mouvement avant régulier.
Il n'est pas possible de partir du bord du sac, il faut démarrer à quelques centimètres du bord, puis lorsque l'on a terminé la soudure, achèver l'amorce.Les fuseaux sont soudés, on termine par la coiffe et on procède à un contrôle visuel des soudures qui permet de détecter quelques éventuels petits trous qui seront colmatés au ruban adhésif.
Le lancement de la montgolfière
La séquence suivante met le sèche-cheveux de madame à rude épreuve ; il s'agit de gonfler le ballon avec de l'air chaud. L'opération est assez simple : plus le sèche-cheveux est puissant, plus le gonflage est rapide.
Il ne reste plus qu'à laisser partir la montgolfière et à laisser agir le rayonnement du soleil. Au début, elle monte puis se stabilise et enfin redescend car l'air se refroidit. Mais quelques minutes s'écoulent et le soleil fait son effet ; la voilà qui reprend de l'altitude.
Et voila, ça vole... étonnant non ?
Maintenant que nous avons expérimenté l'affaire, il ne reste plus qu'à construire un vrai ballon pour embarquer un appareil photo. Mais ceci est une autre affaire et une autre expérience dont je vous reparlerai sûrement. Il faudra alors calculer le poids embarqué, en déduire le volume du ballon, retracer les gabarits et reprendre la même méthode de construction.
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