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Comment visualiser les photos
Pour visualiser les photos en grand format, il vous suffit de cliquer sur les photos, elles le méritent !
Si vous optez pour ce système, il vous faudra peut-être réaliser une maquette pour comprendre ce dispositif complexe mais ingénieux.Je vous engage à lire les articles que l'on trouve sur le Web si vous souhaitez comprendre son fonctionnement.
Cependant, pour simplifier, je dirai qu'il a la particularité de garder l'horizontalité quelle que soit l'inclinaison de la corde du cerf-volant et d'offrir un couple de résistance pour la rotation de la nacelle.Pour la première règle ; l'horizontalité : l'appareil photo se trouve toujours dans un plan vertical, ce qui permet d'avoir une référence quelle que soit la hauteur du dispositif embarqué et quelle que soit l'inclinaison de la corde.
Pour la deuxième règle, si l'on veut que la nacelle soit mobile sur une axe vertical de rotation, il faut lui opposer un couple résistant. Dans le cas contraire la rotation n'est pas possible sauf à engendrer des mouvements oscillatoires en rotation, ce qui est contraire à l'effet recherché pour les prises de vues.
Pour que l'ensemble fonctionne correctement, il faut minimiser les forces de frottements. J'ai donc utilisé de vraies poulies montées sur roulements à billes, type cabestans disponibles en articles de modélisme marin.
La corde utilisée est tressée et de type nylon. Une fois cette corde passée dans un sens bien défini (A1.1.B1.4.A2.anneau.2.B2.3.A1), et les deux bouts réunis, vous serez devant un système Picavet qu'il faudra arrimer à la corde. N'oubliez pas l'anneau du centre.
Vous avez plusieurs possibilités :
la première consiste à relier l'ensemble les poulies des deux extrémités à un anneau et à relier, espacés d'une bonne soixantaine de centimètres, les deux anneaux à la corde du cerf-volant, à l'aide de deux noeuds d'alouette.
A noter que le nœud d'alouette permet de monter et de démonter facilement l'anneau. Cependant il faudra du mou dans la corde pour l'installation ou le démontage puisque le cerf-volant est en l'air. Retenez que dans ce cas il vaut mieux être deux.
Une variante consiste à monter, lors du premier lancet, les deux anneaux et à les laisser à demeure sur la corde. Lors de son rembobinage, ils seront "enroulés" sur la bobine. Cela évite les corvées du montage et démontage, mais il faut dans ce cas prévoir un système d'accroche aux anneaux.
une deuxième solution serait de réaliser un montage totalement amovible.
C'est concevable en imaginant deux cabestans ouverts pour laisser passer la corde. L'ensemble s'accroche à la corde, il faut alors prévoir un système pour la coincer afin d'immobiliser le système. Certains montages présentés sur Internet fonctionnent sur ce modèle.
Pour ma part, j'ai testé, dans un premier temps, le système deux anneaux. Le seul inconvénient est qu'après son installation, le dispositif est totalement solidaire de la corde. Il monte et descend avec le cerf-volant ; c'est-à-dire lorsque vous lachez de la corde ou lorsque vous rembobinez.
Dans un deuxième temps, j'ai testé un système de type aller-retour. C'est-à-dire un système que l'on peut monter et descendre indépendamment du cerf-volant. L'idée est que pendant que le cerf-volant est fixe en altitude, l'opérateur s'en soucie moins et procéde plus calmement au montage.
Pour cela, il faut deux poulies roulant sur la corde qui supporte le Picavet et une cordelette de traction dont la longueur est le double de la corde déroulée. Sur les photos, on peut voir les deux poulies du haut du Picavet accrochées par des anneaux à l'émerillon (système amovible) lui-même accroché à la poulie qui roule sur la corde. La tige en fibre de carbone sert à maintenir écartées les extrémités du Picavet. La cordelette est fixée au premier émerillon.
Une fois le cerf-volant stabilisé à la bonne hauteur, en enroulant la cordelette de l'aller-retour, on tracte le système sur la corde à la hauteur voulue. Le poids de l'ensemble lui permet de redescendre par lui-même lorsque l'on déroule la cordelette.
Ce dispositif, un peu plus long à mettre en oeuvre, offre cependant l'avantage d'être autonome par rapport au cerf-volant. C'est l'opérateur qui choisit le bon moment pour monter le dispositif en altitude, prendre ses photos, puis de redescendre l'ensemble. Un autre avantage est de pourvoir controler à la descente les bonnes prises de vues; sinon, l'opérateur peut immédiatement relancer le processus.