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La photographie aérienne à l'aide d'un cerf-volant

Les premiers essais

 

Les tests et les premiers essais

Le sytème Picavet : garder l'horizontalité quelle que soit l'inclinaison de la corde

Comment visualiser les photos

Pour visualiser les photos en grand format, il vous suffit de cliquer sur les photos, elles le méritent !

Réfléchir, discuter en groupe de ce sujet ne dure qu'un temps. Il faut bien un jour se faire une idée plus précise, aussi le cerf-volant est-il lesté d'une pierre pour simuler le dispositif embarqué.

L'idée est de se rendre compte comment et jusqu'à quel point un cerf-volant peut embarquer une charge.La météo est optimiste.

On se retouve à 14h30 sur une belle plage de Vendée. Le soleil est au rendez-vous, le vent assez fort et la mer haute. On teste le cerf-volant avec une pierre que l'on accroche à la corde et c'est parti.

Finalement une constatation évidente apparaît : en fonction de la force du vent on embarque plus ou moins de poids. Pas besoin de test pour arriver à une conclusion aussi simpliste !

 

Description des préparatifs :

Le lendemain, on décide de tester en grandeur réelle l'opération, c'est-à-dire avec la nacelle. Le montage du cerf-volant n'appelle pas de remarque particulière. Je procède au lacher du cerf-volant, il monte correctement et, après l'avoir stabilisé à environ une trentaine de mètres de hauteur, j'accroche les 2 anneaux pour la suspension du système Picavet. Il s'agit ici de faire 2 noeuds type d'alouette.

 

Premiers essais :

Lorsque l'on prépare le système Picavet (le croisillon accompagné de ses cordes) la probabilité pour que l'on réalise un sac de noeuds, au moment de l'arrimage à la corde, est assez élevée. C'est amusant mais pénible lorsque c'est répétitif ! On lache l'appareil, soudain, l'enrouleur de la corde, qui est constitué d'un plastique injecté, casse. Le vendeur m'en avait parlé, il conseillait en cas de vent fort, d'utiliser un enrouleur plus robuste. Conclusion, il nous faut 35 minutes pour dénouer l'écheveau de noeuds, amusant aussi sur une plage et sous le vent ! Le temps de réparer, le vent a faibli. On remballe et je me consacre le soir à la fabrication d'un enrouleur en bois plus résistant qu'un modèle injecté.

 

Retour le lendemain sur la plage :

6 °C, ciel bleu. Il faut attendre de franchir la hauteur des pins pour atteindre un flux laminaire et obtenir ainsi une bonne stabilité du cerf-volant. On monte la nacelle et l'ensemble s'éloigne. Je pense que l'on pourra tester la photographie l'après-midi.

 

En rentrant, une idée me traverse l'esprit :

Pourquoi ne pas tenter de photographier la maison ? On lance l'appareil, mais le cerf-volant oscille de droite à gauche et soudain la corde passe sous une antenne de TV. La force du vent est telle qu'il m'est impossible de me sortir de cette situation. Je crains pour l'antenne. On coupe la corde et on récupère le cerf-volant derrière les maisons. Heureusement que la nacelle et l'appareil photo n'étaient pas installés ! Cette aventure malheureuse m'a permis de comprendre qu'il fallait impérativement controler et éventuellement adapter l'incidence du cerf-volant en fonction de la force du vent. Les oscillations s'arrêtent lorsque l'on est bien réglé.

Rendez-vous l'après-midi : on teste et juste avant de lancer la nacelle le vent faiblit. Plus question de continuer. De retour à la maison, je constate qu'une des bagues d'arrêt s'est décollée. Un peu de colle cyaoacrylate et le tour est joué. J'en profite pour renforcer les bouts de bague ainsi que les entretoises afin d'éviter d'éventuelles amorces de rupture.

 

Autre jour, autre rendez-vous :

Force du vent prévue : 50 km/h le matin et 70 l'après-midi. On lance, on accroche la corde à un un point fixe. On suspend la nacelle. On enclanche la radio-commande, l'appareil numérique et le tout s'élève. Plusieurs photos sont prises. On redescend le matériel afin de voir le résultat et surprise l'appareil n'était pas en mode "prise de vue" mais en mode visualisation sur écran : aucune photo n'est mémorisée. On relance l'ensemble, on reprend quelques photos et on replie.

 

Arrivés à la maison c'est la déception !

La commande de la radio était inversée, aucune photo n'a été prise. Ainsi, croyant appuyer sur le bouton de prise de vues par l'intermédiaire d'une voie de commande, j'actionnais en fait la fonction inverse. L'idée de programmer systématiquement l'appareil en mode flash m'a donc semblé nécessaire pour controler visuellement la prise de vue, ce que j'ai fait par la suite, avec plus de succès...

 

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