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Nous quittons la maison, située dans le village, pour aller à 2 kilomètres, sur la route qui va de Saint-Denis-du-Payré à Triaize, jusqu’à l'entrée de l'observatoire en milieu naturel.
Un parking accueille les véhicules qui s'arrêtent à cet endroit. Le ticket en poche, nous passons le pont qui enjambe le Lay, puis une longue ligne droite à travers champs nous attend prolongée d'un long couloir en planches monté sur pilotis destiné à masquer notre arrivée aux habitants de la réserve.
Ici, ce sont les hommes qu’on met en cage, pour ne pas troubler le monde animal !
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L'entrée de la réserve, très bien intégrée dans le paysage |
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Nous sommes d'ailleurs prévenus lors du passage par la Maison de la Réserve : "Vous allez traverser un milieu ouvert, la faune y est farouche : un comportement discret s'impose dans ce lieu de quiétude; ce n'est pas un zoo mais un lieu sauvage où la protection des espèces végétales et animales est prioritaire... En aménageant ainsi l'accès à l'observatoire sur 400 mètres de caillebotis, en partie derrière une palissade, nous assurons la tranquillité des oiseaux"...
Il est donc vivement recommandé de ne pas quitter le sentier ni le couloir. Evitons de déranger la nature par du bruit, des cris ou des mouvements brusques. Enfin, si nous savons regarder, écouter et sentir, nous pourrons alors profiter pleinement du spectacle de la nature.
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Le long couloir qui mène à l'observatoire | ||
Au bout du couloir se profile le petit bâtiment, en bois lui aussi, bien caché par la végétation. Il faut en ouvrir la porte pour que se dévoile un bel espace. A l’intérieur, une vaste salle est aménagée en arc de cercle : fenêtres d’observation, tabourets, rebords et lunettes de vue… tout y attend le naturaliste en campagne !
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L'entrée |
L'observatoire est bien équipé : des longues-vues permettent d'observer faune et flore. Le matériel est bien entretenu et de bonne qualité.
De jeunes guides-naturalistes sont présents et nous aident dans nos observations. Ils nous indiquent les espèces et le nom des oiseaux.
Si on veut aller plus loin, des dictionnaires sont mis à notre disposition. En discutant avec ces jeunes gens, on apprend qu’ils sont bénévoles, là pour une quinzaine de jours, et que ça leur sert de stage dans le cadre de leurs études.
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L'observatoire de la réserve |
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Si vous êtes photographe amateur, comme nous, vous pourrez réaliser de beaux clichés car les fentes d'observation sont munies de fenêtres qui s'ouvrent (voir à ce propos nos commentaires quant à l'installation des sites d'observation du Marquenterre qui sont totalement inadaptés), ce qui évite les reflets dans les vitres, toujours sources de difficultés en photographie, mais il faudra un bon 300 mm de focale. En fait, un 500 serait parfait, ou un 100-400 mm mais peu d'entre nous en possèdent !
Le comptage des oiseaux est une des nombreuses activités de l’observatoire :
Par exemple, celui du 9 août 2006, a permis de recenser la présence de 47 espèces différentes, dont 2200 canards colverts, 370 vanneaux huppés, 186 hérons garde bœufs, 125 barges à queue noire, 86 canards souchet, 58 foulques macroules et, parmi les espèces les moins nombreuses : 1 bécasseau minute, 1 bécasseau cocorci, 1 grand graveleau et 1 fuligule milouin....
Mais lesquels sont passés, ce jour-là, sous nos yeux ?
L'ADEV propose tous les jeudis, en juillet et en août, des observations de 21 heures à la tombée de la nuit. C'est l'occasion d'observer les oiseaux dans d'autres conditions ; le héron qui vient pécher au coucher du soleil, les cygnes qui se rassemblent pour passer la nuit, les spatules en groupe qui fouillent tardivement la vase...
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L'observation à la tombée de la nuit : une sensibilité de 1600 ISO pour y voir un peu | ||